Joëlle Pétillot
Née dans une famille d'artistes, Joëlle Petillot a grandi entre les pinceaux de son père et le piano de sa mère. Tardive dans la famille, son arrivée inopinée a fait d'elle une « petite » à vie aux yeux de ses trois grands aînés, dont les deux premiers pourraient par l'âge être ses parents. Paradoxe, la bonne dernière de quatre a donc été élevée comme une fille unique. Ces décalages — qui l'ont nourrie — ont développé chez elle une conscience exacerbée de l'importance de la transmission. Dans sa vie professionnelle au sein des Hôpitaux de Paris, l'écriture l'a toujours accompagnée, comme un exutoire. Et la transmission la plus jouissive qui soit est pour elle de raconter des histoires.
Autres livres : Le hasard des rencontres
La belle ogresse
La belle ogresse
Joëlle Pétillot
Dans ce cabinet de psychologie atypique, une vieille dame vient se faire aider pour surmonter l'absence d'un chat fugueur, un jeune garçon trouve tout naturel de venir raconter les rêves de son père, une amazone amputée d'un sein déboule, guidée par un chauffeur de taxi tombé raide amoureux de son visage aperçu dans le rétroviseur... Les vies plus ou moins blessées s'entremêlent, et Louise, la belle et plantureuse secrétaire règne sur ce ballet de dits et de non-dits avec une arme redoutable contre l'angoisse des uns ou la supposée inaptitude au bonheur des autres : la gourmandise. Les odeurs de caramel et de vanille, d'orange et de chocolat interviennent de manière on ne peut plus terrienne pour l'apaisement. Et les deux psys, sensés prendre des notes d'un ton grave, en sont vite conscients. À travailler tels des sculpteurs cette pâte humaine de façon pour le moins inattendue, ils vont se trouver en situation d'exercer une discipline trop méconnue de leurs pairs : la psychologie épicurienne.



